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Auteur : Philippe Perruchon

La vitamine C est transformée dans le corps en acide oxalique. Les calculs rénaux sont formés d'oxalate de calcium.

C'est ainsi que des auteurs ont pu suggérer que le risque de calcul était directement lié à la quantité d'acide oxalique excrétée et donc la quantité d'acide ascorbique consommée.

Il faut savoir par exemple qu'un individu sain, qui ne consomme pas forcément de vitamine C sous forme de suppléments, produit environ 25 à 50 mg d'oxolate par jour, dont 35 à 50 % sont issus de la consommation en vitamine C en provenance de la seule alimentation.

Les chercheurs ont pu démontrer que jusqu'à 5 g de vitamine C (en supplémentation) par jour, le taux de production d'oxolate par le corps restait inchangé et qu'il faut administrer au moins 9 g/j pour élever ce taux.

En clair, cela veut dire que la vitamine C n'est absolument pas en cause dans la formation de calculs rénaux, lorsque la prise quotidienne est en-dessous de 9 g/jour.
Ce point est particulièrement intéressant pour les personnes qui pourraient être sujet à des problèmes rénaux.

Par contre, il y a des individus sujets à une hyperoxalurie qui ont dans leurs urines des taux d'oxolates de l'ordre de 500, 700 ou 1000 mg et ceci même s'ils ne consomment pas des compléments de vitamine C.

Il y a environ 5 % de femmes et 10 % d'hommes qui auront au moins un calcul rénal au cours de leur vie... avec ou sans vitamine C.

(source : guide des vitamines, page 245)